Le patrimoine de la ville d’Autun

Un millefeuille architectural rassemble un riche patrimoine allant de l’antiquité à la période contemporaine © Ville d’Autun

Maisons médiévales grande rue Marchaux © Ville d’Autun

Une ville d’art et d’histoire
Une ville, des patrimoines

Labellisée Ville d’Art et d’Histoire, la ville d’Autun offre au visiteur ses trésors archéologiques, mais aussi son atmosphère médiévale, sa qualité architecturale et les splendides paysages qui l’environnent. La longue histoire d’Autun se déploie dans les collections des musées, mais aussi en dehors, au fil des monuments remarquablement conservés.  Autun compte une cinquantaine de monuments historiques, de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle. 

Le théâtre romain et la maison du gardien © Ville d’Autun

Le théâtre romain et la maison du gardien © Ville d’Autun

Augustodunum
Sœur et émule de Rome

La ville naît vers 15 avant notre ère, sous l’impulsion de l’empereur Auguste qui dote les Eduens d’une nouvelle capitale. La ville porte son nom : Augustodunum. Un plan en damier typique des cités romaines répartit en îlots les quartiers publics, privés ou artisanaux. La capitale éduenne bénéficie aussi d’investissements hors normes, comme son rempart de prestige long de 6 km et ses quatre portes monumentales. Les monuments publics, amphithéâtre, deux théâtres, temples, aqueduc et surtout les Ecoles méniennes, rare université antique, la placent parmi les villes phares de la civilisation gréco-romaine.

Le portail et le tympan nord de la cathédrale Saint-Lazare © Ville d’Autun

Autour de la cathédrale…
Entre pèlerinage et vie religieuse

A la fin de l’Antiquité, la ville se resserre dans sa pointe la plus élevée, autour d’une première cathédrale remontant probablement au IVe s. (aujourd’hui disparue). C’est dans ce « quartier cathédral » que sera érigée plus tard Saint-Lazare, église de pèlerinage puis cathédrale. Tout le quartier conserve une physionomie héritée des nombreuses édifications religieuses du Moyen Age. Plus bas dans la ville, d’autres vestiges d’habitats (hôtel particulier, tours et maisons à pans de bois) rappellent qu’une seconde ville s’est reconstituée à partir du XIIe siècle autour de l’ancien cœur de la ville antique.

L’actuel lycée Bonaparte, ancien collège de jésuites (1ère moitié XVIIIe siècle) © Ville d’Autun

L’actuel lycée Bonaparte, ancien collège de jésuites (1ère moitié XVIIIe siècle) © Ville d’Autun

De l’Ancien Régime au XIXe s.
La ville des grands chantiers

Il faut attendre la construction d’une muraille moderne, lancée par François 1er, pour assister à la réunification des deux pôles urbains de la ville basse et de la ville haute. Les XVIIe et XVIIIe s. sont marqués de grandes fondations religieuses, qui structurent la ville autour d’établissements prestigieux (hôpital Saint-Gabriel, ancien Grand Séminaire, couvent des Visitandines, ancien collège des Jésuites…). Le XIXe siècle suscite de nouvelles réalisations qui inscrivent la ville dans la modernité : théâtre à l’italienne, hôtel de ville, passage couvert viennent border le vaste champ Saint-Ladre, offrant un nouveau cœur à la cité.

Panorama sur la ville depuis la croix de la Libération © Ville d’Autun

XXe siècle
La ville sort de ses murs

En 1860, l’arrivée du chemin de fer  donne un nouvel élan à la ville qui se ré-urbanise au nord, autour de la gare.  La ville retrouve sa superficie gallo-romaine de 200 hectares à la sortie de la seconde guerre mondiale, et sort même de ses antiques murailles avec la construction de zones pavillonnaires et de loisirs, industrielles et commerciales.

Galerie
Galerie
Temple de Janus – Ce monument funéraire majestueusement isolé dans la plaine est aujourd’hui la seule partie visible d’un grand sanctuaire suburbain de l’époque gallo-romaine. © Ville d’Autun
Lycée militaire – Ce grand séminaire construit en 1666 devient en 1886 école militaire préparatoire de cavalerie. C’est aujourd’hui un lycée de la Défense. © Ville d’Autun

Pyramide de Couhard-

Ce monument gallo-romain  dédié à la mémoire d’un défunt domine la ville depuis le sud. Ce cénotaphe en maçonnerie pleine ne contient aucune chambre funéraire.

Le rempart romain, long de 6 km, entourait la ville intra-muros de 200 hectares. Il est conservé sur plus de 4,5 km. Sa fonction de mur de soutènement est aussi  honorifique.

La poterne de Breuil est une entrée secondaire sous le rempart, côté sud. D’origine antique, elle offre un aspect austère et défensif tout en ouvrant une perspective pittoresque sur la campagne de Couhard.

Le passage couvert relie la place du Champ de Mars à la rue aux cordiers. Construit en 1848, il est baigné par une douce lumière zénithale.

Cathédrale Saint-Lazare

Construite au XIIe siècle, elle  sert d’église de pèlerinage et de cathédrale d’été. Elle domine la ville avec sa flèche en pierre construite au XVe siècle.

Porte d’Arroux – Ouvrant sur le rempart, elle permet l’accès au nord de la ville. Elle était reliée par le cardo à la porte sud, à l’autre extrémité de la ville. © Ville d’Autun
Théâtre municipal – Construit en 1884, sa façade éclectique  cache une salle dessinée en fer à cheval, typique des théâtres à l’italienne. © Ville d’Autun

Porte Saint-André –

Ouvrant à l’origine sur le rempart, elle permet l’accès à l’est de la ville. Elle était reliée par le decumanus à la porte de l’ouest, à l’autre extrémité de la ville.

 

L’évêché est constitué d’éléments imbriqués, ajoutés au cours des siècles. La tour Saint-Léger est un marqueur visuel fort de la ville haute, avec la flèche de la cathédrale et la tour des ursulines.

Le jardin de la cathédrale offre à la fois une vue sur l’architecture extérieure de l’église, sur les hôtels particuliers qui la bordent et la campagne au-delà du rempart.

La place du champ de Mars relie le quartier de la gare à la ville haute. Elle est rythmée par des façades classiques d’immeubles particuliers ou de bâtiments publics.